Refus d’autorisation pour 25 écrans vidéo : l’échevin joue les chevaliers blancs et Clear Channel fait la sourde oreille !

Cette semaine nous apprenions (La Capitale lundi 27 février, Le Soir mercredi 1er février) que le service de l’urbanisme de la Ville de Bruxelles avait refusé 25 permis d’urbanisme à la société Clear Channel pour ses écrans vidéo publicitaires déjà installés depuis septembre 2016.
On s’étrangle à moitié en apprenant que l’échevin à l’urbanisme, Geoffroy Coomans, précise que « Nous avons en effet constaté que Clear Channel avait installé des panneaux sans être en ordre »… « des panneaux » ? Ce seraient donc des panneaux comme les autres ? Il n’aurait donc pas connu leur existence avant que la polémique soit lancée autour de ces horreurs publicitaires ? Voilà bien une marque de mauvaise foi puisque ces panneaux ont été installés dans le cadre d’un contrat signé entre la commune de Bruxelles et la multinationale américaine de l’affichage publicitaire. Donc non seulement Monsieur Coolmans ne pouvait qu’être au courant de la présence de ces panneaux, mais il était parfaitement informé – et donc complice ! – de leur déploiement dans notre cadre de vie. Et ce, depuis de longs mois avant leur installation.

On comprend dès lors que M. Coolmans ait « demandé gentiment » d’introduire les demandes d’urbanisme qui auraient pourtant du être antérieures à l’installation. Puisqu’il était déjà de mèche avec l’afficheur, il n’allait pas lui demander trop méchamment, sans doute. De même, il ne s’empressera sans doute pas d’obtenir leur démontage, probablement bien content que Clear Channel ait « introduit un recours au collège d’urbanisme ». Tant que c’est en cours, rien à attendre de sa part… sauf si nous élevions suffisamment la voix, bien entendu. Faites donc connaître notre pétition autour de vous, écrivez à la commune : nous avons besoin du concours de chacun pour faire entendre notre revendication. Pas un seul de ces panneaux ignobles et dangereux ne doit rester en place. La rue et les espaces publics ne sont pas destinés à devenir les vitrines vidéo de la publicité commerciale.

Voilà donc comment ont brade notre environnement, notre cadre de vie et la sécurité routière sans concertation, en n’appliquant pas la loi et en dissimulant la réalité. Cela s’arrêtera quand nous serons assez nombreux à le dénoncer.

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